• Un jour peut-être... •
 

 • Un jour peut-être... •


--------------------------------------Bienvenue Sur Hoffnung-Leben-Yaoi----------------------------------



Prologue
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On dit que le bonheur est éphémère. Fort malheureusement ceci est bien vrai. Personne n'est à l'abri. ça peut toucher n'importe qui. En fait, on pense avoir le contrôle sur notre vie. Mais non. C'est le destin qui mène la danse. Aucun être humain sur cette terre ne peut y échapper. Notre avenir est déjà planifié depuis notre naissance. Ils nous restent tout simplement à écrire notre histoire et la vivre pleinement. Il faut profiter de chaque moment qui s'offre à nous. C'est ma philosophie. On ignore ce qui va nous arriver demain ou dans une semaine. Mais quand on a 18 ans, on est jeune et insouciant. On croit être invincible, que rien ne peut nous atteindre, que tout est possible. Pourtant, on est comme tout le monde, on est vulnérable. Je le réalise aujourd'hui allonger dans une chambre d'hôpital à cause d'un accident de voiture à espérer que tout ceci n'est qu'un cauchemar et que je vais bientôt me réveiller. Mais c'est la réalité. Je dois l'affronter sachant qu'en sortant de cet hôpital, je ne serais plus totalement comme avant... J'ai perdu l'usage de mes jambes. Tout ceci est la faute de ma mère. J'ai découvert par inadvertance un très lourd secret qu'elle gardait depuis longtemps. Un frère jumeau... Tom...

Vos impressions ?


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POur être Prévenu
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hoffnung-leben-yaoi@live.fr

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Me Noter


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© Kay


# Posté le mardi 16 décembre 2008 16:17

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 05:58

 
• Chapitre o1 •
Un Espoir

 • Chapitre o1 •Un Espoir


__Bill


A présent dans ma chambre, assis sur le lit face à la fenêtre, je regarde les flocons de neige tomber dans le jardin. Il commence à en avoir une certaine épaisseur. Depuis gamin, j'ai toujours aimé la neige. Je me souviens de nombreuses batailles de boule de neige avec mon père puis plus tard avec ma petite soeur. Elle n'a que huit ans. A ses souvenirs, une larme solitaire coule le long de ma joue. J'étais tellement heureux avant. Aujourd'hui, je me sens vide, trahi, inutile. Depuis, l'accident, je n'ai adressé aucune parole à ma mère. Je la déteste. Pourquoi m'avoir caché d'avoir un frère jumeau ? J'ai le droit de savoir non ? J'ai toujours sû qui manquait une partie de moi. Tom. Je me pose plaint de question à son sujet. Et-il au courant de mon existence ? Où habite-t-il ? A-t-il des frères et des soeurs ? Va-t-il au lycée ou travaille-t-il ? Une petite amie ? Je voudrais tellement le connaître. Puis comment on nous a séparés ? Pourquoi ? Où est mon vrai père ? Qui est-il ? Je ne sais rien de tout cela. Ma mère ne veut rien me dire à ce sujet-là. Elle m'affirme aussi que ça serait peut-être possible que je rencontre mon frère. Mais je sais qu'elle me cache encore autre chose à son sujet. Mais quoi ? J'en ai assez de ses secrets. Par colère je m'apprête à me lever en oubliant mon infirmité. Evidemment je n'arrive pas...

Je me préoccupe plus de mon frère que de ma santé. Pourquoi ? Je préfère oublier que je pourrais sans doute plus jamais marché et avoir une vie sexuelle normale. Quand le médecin m'a annoncé que dû au choc violent que j'ai subi face à cet accident, je suis devenu paraplégique. Je n'ai pas réagi tout de suite. C'est seulement après que je me suis rendu compte. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Au début, je refusais de voir la réalité en face. Mais par la force des choses, on en ait bien obligé. Cela fait trois jours que je suis sorti de cet hôpital. Le médecin, m'a demandé de passer chaque mois pour réaliser divers tests .Je dois aussi faire de la rééducation une fois par semaine. De plus, Il m'a affirmé qu'il était possible que je retrouve ma mobilité mais tout dépendait de la gravité de la lésion de la moelle épinière et du niveau de cette lésion. Malgré tout je garde espoir. C'est cet espoir qui m'aide encore à vivre. Je me sens si faible et dépendant des autres. Ce que je déteste par-dessus tout c'est la pitié des gens. Je déteste ce regard sur moi quand il s'aperçoive de mon infirmité. Je n'ai pas besoin de leur pitié. D'ailleurs, je ne me rends plus au lycée. Je prends des cours par correspondance. Il est hors de question que j'y retourne et mes parents l'ont bien compris. De toute façon, personne ne va me manquer mise à part Elisa, ma meilleure amie. C'est ma seule véritable amie. Je n'ai personne d'autre.

Tout à l'heure, j'ai reçu un SMS de sa part, disant qu'elle vient me rendre visite en cette après midi. On se connait depuis le collège et on n'a jamais cessé d'être ami même après notre relation plus qu'amicale. Nous avons rompu il y a un peu près un an. On s'est rendu qu'on avait des meilleurs rapports en étant qu'ami. Mais ce n'est pas la seule raison. Je me suis aperçu que je préférer les garçons. Durant mon séjour à l'hôpital, elle est passée me voir. En apprenant la nouvelle, elle m'a serré contre son c½ur tout en laissant couler quelques larmes. Durant notre étreinte, elle m'a murmuré « je serais toujours là pour toi... Je t'aime ». Je sais que je pourrais toujours compter sur elle. Elisa est tellement importante pour moi. Je ne peux vivre sans elle.

Un bruit me fait sortir de mes pensées. Une personne à toqué à la porte. J'espère que ce n'est pas ma mère. Je dis d'une voix hésitante « entrer ». La porte s'ouvre tout doucement sur une petite fille brune, au visage d'ange, habiller d'une simple robe rose avec son doudou dans les bras. C'est ma petite s½ur Lily. Ma petite princesse. Elle m'adresse un très large sourire avant de pénétrer dans ma chambre pour venir sauter sur mon lit. Elle s'approche de moi et me donne un bisou sur la joue avant de s'assoir à mes côtés.

Lily : Billou tu veux bien me brosser les cheveux
Bill : Bien sur ma p'tite princesse

Elle sort de sa poche un petit peigne rose avec des brillants sur le manche pour par la suite me le donner. Elle monte complètement sur le lit pour se mettre assise devant moi, me tournant le dos. Depuis ces 6 ans, que Lily me demande de lui brosser les cheveux ou parfois de lui faire quelques coiffures. Elle adore que je m'occupe d'elle. Nous sommes très proche l'un de l'autre. C'est mon petit ange. Pendant ce temps là, elle chantonne une chanson qu'elle a entendue dans un dessin animé, la petite sirène. Comment je le sais ? J'ai regardé tout les dessins animés avec elle, je ne sais combien de fois. Je les connais par c½ur. Elle s'arrête et me demande de chanter avec elle. J'accepte volontiers. J'aime chanter et Lily m'a fait savoir qu'elle aimait m'a voix. Une fois la séance de coiffure terminée, elle se retourne et me donne un bisou très bruyant sur la joue.

Lily : Merci Billou

Elle sautille dans tout les sens sur mon lit, le sourire aux lèvres laissant échapper quelques rires. Ça l'amuse de rebondir sur le matelas. C'est un jeu pour ma p'tite princesse. Elle finit par cesser ses sauts et revient près de moi. Un sourire joyeux se dessine sur ses lèvres avant de venir enlacer mon cou de ses petits bras. Elle niche sa tête dans mon cou et me chuchote « j'taime grand frère ». Elle est adorable. Malgré son jeune âge, elle comprend bien mon mal –être, la peine que je ressens dû à ma paraplégie. Je traverse une période qui va être difficile. Je dois me réadapter à la vie quotidienne, réapprendre tout avec mon fauteuil roulant. Je lui réponds « Moi aussi petit s½ur » tout en passant ma main dans ses cheveux. Elle desserre notre étreinte suite à l'appel de maman. Lily m'adresse un dernier sourire avant de bondir de mon lit pour rejoindre notre mère. Elle prend bien soin de fermer la porte derrière elle.





Vos impressions ?


• Je dois avouer que j'ai peur si vous aller aimer ou pas. J'espère que sa va être positif. Sinon je souhaite Bonne Vacance à tout le monde, un Joyeux Noel et une Bonne Année 2009 ! Portez-vous bien ^^Bisous.


© Kay




# Posté le vendredi 19 décembre 2008 07:04

Modifié le jeudi 14 mai 2009 15:12

 
• Chapitre o2 •
Qui voudrais d'un handicapé ?

 • Chapitre o2 •Qui voudrais d'un handicapé ?

Ma petite s½ur étant partie de ma chambre, je me retrouve donc seul avec moi-même. C'est dans des moments comme celui-ci qu'on rumine pour finir par avoir le cafard. Je décide de m'allonger un peu sur mon lit après avoir pris mon baladeur Mp4. Le son de Green Day résonne dans mes oreilles. Mon groupe favori. Je me laisse bercer par leur musique. Elle m'apaise, me détend et me redonne goût à la vie. Tout en fermant les yeux, je fredonne quelques paroles de la chanson « Boulevard Of Broken Dreams ». Ma préféré. Mes paupières s'alourdisse, mes muscles se décontractent, ma respiration devient plus lente et régulière. Le sommeil ne tarde pas à m'emporter dans les bras de Morphée sur les dernières notes de cette chanson.

Le paysage défile à toute allure devant mes yeux, le moteur ronfle. Je ne cesse d'accélérer. Dans un virage pris trop à gauche, une lumière blanche et aveuglante me fait quitter la chaussé. Ma voiture se retrouve à une vitesse effrénée dans le champ. Un bruit sourd se fait entendre pour ne plus cesser... Trou Noir. Comme à chaque fois, je me réveille en sursaut le c½ur battant à tout à vitesse dans ma poitrine. Je fais sans cesse ce même cauchemar depuis mon accident. C'est comme si je le revivais. C'est affreux. Le son de Green Day est toujours présent dans mes oreilles, ce qui m'aide à reprendre mes esprits. Cependant, je reste encore bouleverser. Cet accident me rappelle ce pourquoi, je me suis retrouver dans un fauteuil roulant. Sa a bousiller ma jeunesse et ma vie. Je ne peux plus marcher, je ne peux plus courir même si j'ai toujours détesté, je ne peux plus danser, je ne peux plus nager, je ne peux plus aller en boite, je ne peux plus monter dans un bus, je ne peux plus jouer au foot, je ne peux plus sentir la moindre sensation, je ne peux plus ressentir le plaisir de faire l'amour, je ne peux plus tout simplement vivre comme avant. Le Bill que j'étais avant à disparu pour laisser place à un Bill handicapé. Qui voudra de moi maintenant ? Je représente à présent plus qu'un poids qu'autre chose. Je déteste ce que je suis devenu et ce maudit de fauteuil roulant. Je le hais. Malgré tout une lueur d'espoir brille encore dans mon âme. J'ai peut être une chance de pouvoir retrouver l'usage de mes jambes.

J'éteins mon Mp4 et le dépose sur ma commode. On frappe à ma porte. Une voix féminine et jeune résonne derrière. C'est ma meilleure amie, Elisa. J'élève un peu la voix en lui disant d'entrer. Elle ouvre délicatement la porte pour pénétrer dans ma chambre. Elle referme la porte derrière elle. Elisa m'adresse un sourire avant de venir m'embrasser sur la joue. Un doux et tendre baiser.

Elisa : Bonjours Bill
Bill : Bonjours ma belle

Je lui adresse un sourire mais qui sonne faux. Je suis heureux de la voir ici à mes côtés mais toujours autant triste de mon sort. Il me faudra dû temps pour m'en remettre. Elle s'assoit sur le rebord du lit près de moi en serrant ma main dans la sienne. D'une voix douce et apaisante, elle engage la conversation.

Elisa : tu va bien aujourd'hui ?
Bill : sa peut aller... et toi ?
Elisa : je vais bien ...mais toi qu'est ce qui ne va pas ?
Bill : j'ai refais encore ce cauchemar...
Elisa : ah...toujours la même chose ?
Bill : oui...et je me rends compte que je vais finir tout seul si je guéri pas...
Elisa : non Bill, tu raconte des sottises
Bill : mais voit la réalité en face qui voudrais d'un handicapé ? Hein ! Personne !
Elisa : si Moi
Bill : Oui mais toi t'es ma meilleure amie
Elisa : tu verras qu'un jour un beau jeune homme tombera sous ton charme
Bill : Pff...

Elle se rapproche de moi puis me demande un câlin. J'accepte volontiers. Ma tête repose contre son épaule. Je ferme les yeux quelques instants. C'est agréable de recevoir un peu de tendresse, de douceur et d'amour dans ce monde de brute. Elle desserre son étreinte puis plante son regard dans le mien. Une de ses mains tiens fermement mon menton pour éviter que je détourne la tête.

Elisa : tu es quelqu'un de formidable Bill, tu as tout pour plaire, tu es beau, intelligent, sensible, charmant, aimant, généreux, attentionné et surtout tu as beaucoup d'amour à offrir...tout ce qui compte c'est ce qu'il y a un l'intérieur de toi ... tu es magnifique mon ange

Durant son récit, je n'ai pu laisser échapper quelques sanglots. C'est tellement beau. J'en suis tout ému et retourner. Elle essuie avec le revers de son pouce les larmes présentes sur mes joues. Personne ne m'avait dis tout ceci avant. Je ne sais quoi dire. Je bafouille mais finit tout de même par sortir un « Merci ».

Elisa : je le pense vraiment
Bill : je le sais bien...

A cet instant, je reprends espoir qu'un jour un homme me donnera son c½ur et son amour. Grâce à Elisa, je reprends confiance. Elle reste encore un petit moment avant de devoir me laisser pour éviter des remontrances de ses parents d'être rentré trop tardivement. Après son départ, ma mère vient prendre sa place. Je n'ai pas envie de lui parler. Trop de colère bou en moi. Mais je veux tout de même savoir, pourquoi m'avoir caché Tom ? Et vais-je t'il le voir un jour ? Elle baisse le regard sans doute gêner et honteuse. Je ne peux m'empêcher de l'attaquer et d'être agressif.

Bill : qu'est ce que tu veux ? Si c'est pour encore rien me dire sort de ma chambre !
Simone : Bill, je t'en pris arrête, c'est déjà dure pour moi...
Bill : et tu crois que sa ne l'est pas pour moi ?!
Simone : calme toi...s'il te plait
Bill : pourquoi m'a tu caché son existence ?
Simone : je...enfin...
Bill : répond !!!

Elle se lève brutalement de mon lit pour rester planter au milieu de ma chambre. Dos à moi, je l'entends sangloter. Merde. J'y suis allé trop fort mais j'en ai assez de rester dans l'ignorance. Il faut qu'elle comprenne çà. Elle se retourne pour me faire face, les larmes perlant son visage. Elle prend une grande inspiration et déballe tout sans aucun relâchement sous mon regard ébahi.





Vos impressions ?

Que va t'il apprendre Bill ?
Va t'il bien réagir ?



© Kay



# Posté le mercredi 24 décembre 2008 16:39

Modifié le dimanche 03 mai 2009 04:17

 
• Chapitre o3 •
La vérité

 • Chapitre o3 •La vérité


Je reste encore choquer par la connaissance de se secret qu'elle gardait depuis temps d'année. Depuis ma naissance. Elle reste silencieuse attendant une quelque conque réaction de ma part. J'ai dû mal à digérer le fait que Gordon ne soit pas mon vrai père et que j'ai été séparé de mon jumeau à ma naissance. Etant divorcé, mon vrai père Jorg à décider d'élever Tom par faute de moyens financiers de ma mère. Elle ne pouvait élever deux enfants à sa charge même avec la pension alimentaire. Depuis ce jour là, elle n'a jamais revu Tom. Pour la punir de leur divorce, Jorg a fait en sorte qu'elle ne revoit plus jamais son second fils. Je ne regrette pas de l'avoir connu cet enfoiré. C'est un monstre. Malgré tout je reste encore en colère après ma mère. Elle m'a menti, elle m'a caché la vérité...

Je réalise qu'elle a tout fait pour me protéger. Elle ne voulait pas que je souffre de cette situation pourtant aujourd'hui c'est le cas a son plus grand regret. Après un cours instant de silence, je prends la parole lui demandant de me laisser seul. Avant de partir, elle me dépose un doux baiser sur le front en me soufflant « je t'aime Bill ». Arriver dans l'encadrement de la porte, elle me murmure ces derniers mots « je n'ai jamais cessé d'aimer et de penser à ton frère ». Des larmes menacent de couler. J'essaye de ne pas pleurer, d'être fort mais sa m'est impossible. Je n'ai pas un c½ur de pierre. Je suis un être humain rien plus. Pourquoi Jorg a-t-il fait ça ? Il m'a privé de mon jumeau, mon frère, ma moitié, mon sang. Si je ne l'avais pas découvert, je ne l'aurais sans doute jamais su. Ma mère a tenté plus d'une fois de m'en parler. Cependant la peur prenait le dessus et le peu de courage qui lui restait disparaissait. Je pleure comme une fillette, une gamine. Heureusement je suis seul.

Je finis par cesser de sangloter et une question me vient en tête. Pourquoi m'a t'elle dit que je le verrais peut être un jour ? Elle compte le retrouver ? Encore une cachoterie. Elle ne fait que ça de toute façon. Mais je ne peux à présent lui en vouloir après tout ce qu'elle a vécu a cause de Jorg. De toute façon, je ne le considère pas comme mon vrai père. C'est gordon pour moi mon vrai père. Celui qui a toujours était là à mes côtés même si a cause de son travail il n'est pas souvent présent à la maison. Mais cependant, je la tiens toujours responsable de mon accident. Le bruit d'une porte qui grince me fait sursauter. Une petite bouille tout tristounette apparait sur le pas de la porte. Ma petite s½ur s'avance pour venir me sauter dans les bras.

Lily : pourquoi tu pleure Billou ?
Bill : c'est rien t'inquiète pas ma princesse
Lily : tu es sur ?
Bill : oui ma p'tite puce
Lily : je n'aime pas te voir tout triste

Elle desserre son étreinte et me dit que maman va venir me chercher pour le diner. Quelques minutes après, notre mère se tient sur le seuil de la porte. Elle demande à Lily de se mettre à table. Mon fauteuil roulant se tient du côté gauche de mon lit. Ma mère n'a plus qu'à me soulever tout doucement pour m'y mettre. Heureusement que je suis très léger. Elle passe derrière ce maudit de fauteuil, empoignant les poignées et commence à pousser. Je ne peux m'empêcher de la laisser faire.

Bill : maman arrête ! Je suis capable de le faire !
Simone : d'accord ...

J'ai horreur qu'on pousse mon fauteuil. Pourquoi ? Je n'en connais pas vraiment la raison. Je préfère le faire moi-même. Je n'ai pas besoin d'aide pour ceci. On m'aide déjà bien assez.

A présent, à table, j'ai le regard perdu dans le vide face à mon assiette contenant un steak et une quantité de frite. Depuis mon accident, je n'ai plus vraiment d'appétit. Ce qui étonne mes parents me connaissant avec un appétit d'ogre. Fort heureusement, je ne prenais pas un gramme. Sinon, je serais devenu obèse. Je sens le regard de ma mère sur moi. Elle ne tarde pas à m'adresser la parole.

Simone : bill, tu ne manges pas ?
Bill : je n'ai pas faim
Simone : mange un peu tout de même
Bill : je n'ai pas faim !!

Elle n'insiste pas plus. Je pousse mon assiette puis croise mes bras attendant avec impatience la fin du repas. Mon père n'est pas là encore une fois. Sa se répète de plus en plus souvent. A chaque fois, il est retenu au bureau soit pour une réunion importante, un projet, un rendez-vous...Son absence me pèse beaucoup. Surtout aujourd'hui. J'ai besoin lui. Je n'ai qu'une hâte, c'est d'être le week-end pour passer du temps à ses côtés. Ma relation avec mon père est d'autant meilleure qu'avec ma mère. Nous avons toujours était très proche et d'une grande complicité. Pourtant, ce n'est pas mon vrai père...mais je le considère comme tel.

A présent, je suis dans la salle de bain, assis dans mon fauteuil, nu sous une serviette bleu à regarder ma mère préparé mon bain. Je ne suis plus capable de le faire seul. J'ai besoin d'aide même si sa me déchire le c½ur. Avant, je prenais souvent des douches et j'adorais rester des heures sous le jet d'eau. J'ai conscience qu'aujourd'hui et les jours qui suivront je devrais m'en passer. Une fois que ma mère est tout finit de préparé, j'avance mon fauteuil plus près de la baignoire. Elle enlève ma serviette et me glisse dans une eau bien chaude. Je rougis instantanément. Comme d'habitude, je suis très gêné et mal à l'aise de cette situation. Heureusement ma mère comprend cela et sort directement de la pièce. Comme tout le monde, j'ai besoin un minimum d'intimité même si dans mon état ce n'est pas toujours facile.





Vos impressions ?
Pas déçu ?


• Pour ceux qui se posent la question quand est ce que Tom arrive ? Ne vous inquiétez pas c'est pour bientôt ! J'ai déjà tout prévu. J'espère que ce chapitre vous plaît. Bisous. Porter vous bien.

Bonne année et Bonne santé à tous =)


© Kay

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 17:40

Modifié le dimanche 03 mai 2009 04:17

 
• Chapitre o4 •
Je n'y arrive pas à y croire

 • Chapitre o4 •Je n’y arrive pas à y croire


Le lendemain. En ce début d'après midi, face à la fenêtre, assis dans mon fauteuil roulant, j'ai le regard posé sur le jardin. La neige est encore présente sur l'herbe, les arbres, les fleurs, sur les toits des maisons. C'est très joli. Cependant, elle ne va pas tarder à fondre avec le soleil qui pointe le bout de son nez. Par ce beau temps, ma petite s½ur en profite pour monter un bonhomme de neige avec l'aide de notre mère. Normalement, j'aurais dû être à sa place... Sa me rends très triste de rester ici alors que je devrais être là-bas. J'aimais passer ses moments là avec ma princesse. On s'amusait tellement. Sa va me manquer comme beaucoup d'autre chose.

Je regarde mon réveil. Il va être bientôt 14h. J'attends la visite d'un professeur pour des cours particulier. Je suis déjà des cours par correspondance, cependant j'ai des difficultés de compréhension. C'est mon premier cours et je suis anxieux. Je me pose pleins de questions. Va-t-il être gentil ? Sévère ? Plutôt jeune ? Vieux ? Moche ? Beau ?... Le bruit de la sonnette me tire de mes pensées. C'est sans doute lui. J'entends ma mère parler puis des pas se dirigent vers ma chambre. Je fais rouler mon fauteuil jusqu'à mon bureau puis on toque à la porte. J'autorise l'entrée et mon regard se pose sur mon prof accompagné de ma mère qui fait de brève présentation avant de nous laisser seul. D'après elle, c'est quelqu'un de très sérieux et de très compétant. Je le détaille des pieds à la tête. Il s'appelle Georg, il est étudiant et un peu plus âgé que moi, 20 ans, il porte les cheveux mi-long qui sont brun, il a les yeux vert, il est plutôt grand et assez bien bâti.

Il m'adresse un sourire avant de prendre place sur la chaise placé à côté de moi. Il prend ensuite sa mallette noire puis expose plusieurs feuilles sur le bureau face à lui. Son regard se pointe sur moi et un autre sourire orne ses lèvres. Il m'explique les matières que nous allons aborder au cours de l'année suivant mes difficultés. C'est-à-dire les Maths et la Physique. Il m'informe également qu'il va me donner cours qui vont suive le programme pédagogique du lycée mais aussi des exercices à faire tiré d'un des livres correspond au programme scolaire. Sous sa demande, je montre mes cours pour qu'il sache quels sont les sujets qui me posent des difficultés.

Le premier cours c'est plutôt bien passer. Il est très sympathique et très patient. On se revoit la semaine prochaine. Il vient que deux jours sur une semaine entière. Vous pensez bien qu'entre mes cours par correspondance et particulier cela est quelques peu onéreux. Heureusement mon père touche chaque mois un salaire très conséquent.

Ellipse d'une semaine

En ce samedi après midi ensoleillé, mon père me traîne de force au centre commercial pour m'acheter quelques vêtements puis pour aussi passer du temps en ma présence. Autant vous dire qu'une sortie avec moi n'est pas tout de repos. Mon père doit aussi bien que pour l'allé et le retour, plier, déplier, ranger, sortir le fauteuil puis aussi ajouter le fait de me porter pour m'y placer. Je déteste de leur demander tant même si je suis conscient que ceci n'est point ma faute. Ça fait depuis mon accident que je ne suis pas retourné dans les magasins. A chaque fois que ma mère m'en faisait la proposition, je refusais catégoriquement. Pourquoi ? Je me sens très honteux de ma situation. Et par-dessus tout, je déteste le regard insistant de certains passants. Cela me gêne énormément et me blesse. Je me sens comme une bête de foire, comme une personne anormale à la société. Heureusement mon père est présent à mes côtés. Il tente de faire diversion en me racontant quelques blagues qui ont le dont de me faire rire à chaque fois. Que ferais-je sans lui ? Il compte tellement dans ma vie. Pour rien au monde je l'échangerai.

De retour à la maison, mon père dépose dans ma chambre sur mon lit, deux sacs rempli de vêtement ainsi que divers bijoux. Il m'a bien gâté. Je dois avouer tout de même que ça m'a fait du bien se sortir un peu. C'est vrai que de rester enfermer si longtemps n'est guère bon pour le moral. Je commence à déballer mes vêtements avec gaité pour enlever les étiquettes du prix quand j'entends des « oh mon dieu » ou « ce n'est pas possible » venant de la salle à manger. Je ne comprends pas ce qui se passe. Je cesse toute activité puis je fais rouler mon fauteuil jusqu'à la pièce concerné.

Je trouve mon père assis dans le canapé, ma mère dans ses bras. Apparemment, elle pleure. Je n'ose pas vraiment m'approcher. Ça me regarde peut être pas mais mon intuition me dit que cela me concerne mais pas indirectement. Je m'avance tout de même puis je leur informe de ma présence en toussotant. Ma mère se détache vivement de mon paternel. Ils me regardent tout deux avec surprise dans le regard. Je parviens à sortir quelques mots.

Bill : qu'est ce qui se passe ?
Simone : je...
Gordon : tu veux que je lui dise ?
Simone : non sa va aller...je vais le faire
Bill : maman ...
Simone : vient approche toi mon chéri

Je fais ce qu'elle me demande puis elle se positionne face à moi. Une de ses mains se pose sur mon genou qu'elle caresse tout doucement et l'autre remettant une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille. D'une voix tremblante, elle commence à débiter ce qui faut que je sache.

Simone : il y a quelques jours, j'ai appris que Jorg, ton vrai père, a été interné dans un centre de désintoxication pour raison d'alcoolisme... il semble qu'il a eu des gestes violents à l'égard de Tom, ton frère... Par conséquent, il a été placé sous ma tutelle... il doit arriver demain matin par avion

Je n'y arrive pas à y croire à ce qu'elle me dit. C'est comme dans un rêve. Je vais enfin pourvoir rencontrer mon frère jumeau, Tom. Plus jamais nous n'allons être séparés. Nous pourrons rattraper le temps perdu pendant toutes ces années. Je n'ai jamais été si heureux. Des larmes roulent sur mes joues tellement le bonheur m'envahi. Ma mère me serre dans es bras puis me dépose un tendre baiser sur ma tempe. Elle desserre son étreinte et un sourire se dessine sur ses lèvres. Cependant, j'ai peur que Jorg ai osé violenter mon frère...





Vos impressions ?
Comment va se passer la rencontre entre Tom et Bill ?


© Kay



# Posté le vendredi 09 janvier 2009 09:58

Modifié le dimanche 03 mai 2009 04:18